
Alain Rodet, maire de Limoges ; Monique Boulestin, première adjointe et député PS, Henri Jean, directeur de cabinet de Madame le préfet Évelyne Ratte ; Pierre Allard maire de Saint-Junien ; Jean-Pierre Demerliat, sénateur PS ; Gérard Vandenbroucke, vice-président du conseil régional et maire de Saint-Just-le-Martel ; Bernard Brouille, maire de Bessines-sur-Gartempe et membre du Conseil Général ; Martine Couderc, responsable du commissariat de Limoges... Ils ont tous tenu à être présents pour les obsèques de cette femme qui fut notamment conseillère municipale entre 1995 et 2001.
Les anciens combattants, mais aussi Michèle Guinguoin, fille du célèbre résistant Georges Guinguoin faisaient également partie de la foule, de même qu'une délégation de la CGT.
Mais les allées du cimetière se sont aussi emplies de membres de sa famille, d'amis, des connaissances, et surtout de nombreux anonymes qui ont suivi cette figure emblématique de Limoges, ville où elle a été, toute sa vie, très active.
Dans le silence du recueillement, la pluie a commencé à tomber tandis que le cortège s'arrêtait. Les parapluies se sont ouverts, cachant les visages endeuillés, solennels et parfois en larmes.
Le "Chant des patriotes" a ouvert la série d'hommages que lui ont rendus Alain Rodet, Henri Jean ou encore l'historienne Bernadette Malinvaud. Antoine, ancien lycéen, a même lu un poème qu'elle affectionnait particulièrement : "Il faudra que je me souvienne", de Micheline Maurel. C'est "Le Choeur des Hébreux" de Nabucco, son morceau préféré, qui a clôturé les discours.
Thérèse Menot était Corrézienne. Née à Cosnac, en 1923, elle était entrée dans la résistance durant la seconde guerre mondiale jusqu'à son arrestation et sa déportation à Ravensbrück en 1943. Rescapée, elle n'avait eu de cesse, à son retour, de s'engager pour différentes causes à Limoges. Elle intervenait notamment dans les lycées et collèges pour témoigner de l'enfer vécu dans les camps.
Abel Lestieux, 18 ans, a été un des ces adolescents marqué par sa rencontre. Il est parti avec elle à Ravensbrück il y a quatre ans. Il travaille cet été hors de Limoges, mais quand il a appris la nouvelle de sa mort, il a estimé qu'il se devait d'être présent à son enterrement. «C'était une grande dame, elle m'a beaucoup appris», confie le jeune homme, ému. «Elle m'a donné une idée du devoir de mémoire que nous nous devons de porter maintenant à sa place».
La fille de cheminot s'était également fortement engagée syndicalement lorsqu'en 1945, elle avait repris le chemin de son usine Gnome et Rhône, aujourd'hui RVI (Renault Véhicules Industriels), route du Palais à Limoges. Militante à la CGT, elle luttait pour la reconnaissance et l'extension des droits des travailleurs.
Michel Gassou, 80 ans, se souvient. Il a travaillé dix ans avec elle. "C'était une personne vraiment gentille." insiste-t-il. Il souligne aussi l'unicité de cette ancienne ouvrière : «Peu de personnes ont fait ce qu'elle a fait !» .
Le président de l'association France-Israël Limousin, Andrée Cohignac, est très affecté. «Elle a passé toute sa vie à faire passer un message, avec force et courage. Elle avait surtout une très grande noblesse d'âme.», résume-t-il.
«Elle était très modeste, elle ne voulait pas être une héroïne. », complète Michel, une connaissance de la résistante. Ce qu'il admirait par-dessus tout chez elle, c'était sa « ténacité ».
Monique Boulestin est bouleversée. «J'ai perdu une amie très chère, une complice de la vie», explique-t-elle, visiblement très émue. Ensemble, elles avaient travaillé à perpétuer la mémoire des résistants et des déportés de la seconde guerre mondiale. «Thérèse a aussi permis aux femmes de s'émanciper, ajoute l'élue, à travers son combat, elle voulait que l'on reconnaisse le rôle qu'avaient joué les femmes dans la résistance en aidant aux accouchements clandestins, en cachant des bébés » .
Au lycée Suzanne Valadon à Limoges, le proviseur Daniel Marchand a exprimé son affection, pour «cette femme remarquable» qu'il avait eu l'occasion de rencontrer au sein de l'établissement. La réunion de prérentrée dans la salle qui porte son nom sera l'occasion de lui rendre hommage, encore une fois.
Sophie Wahl
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seul quelques plats sont récurrents, les autres varient selon le marché. Très bonne cuisine mais...

Restau agréable surtout en terrasse l'été. Carte bon rapport qualité prix, à essayer......

bonne prestation pour cet immense resto à spécialités asiatiques. Je n'ai toujours test que le...

Super petit restaurant, la patronne est chaleureuse, et en écoutant autour de moi, j'ai entendu...

C'est un film qu'il faut absolument aller voir. Une émotion se dégage et même...
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